
Zeit-Partir
La belle aux mots dormants
Des siècles et des poussières
Des lustres un peu moins pour vous plaire
Ô
Laissez-moi dormir à Canberra Izmir Calcutta
Tombouctou Valparaiso Adélaïde Fez ou Phnom Penh
L’horloge murale parlante rappelle une langue que dilate l’artiste sur ses toiles...
Inversée la biologie des cycles nycthéméraux
La langue étendue sur un fil porteur du linge de nos linceuls
C’est le temps innocenté de ses crimes
Crimes qui persistent tapis
Dans des coins de nos mémoires
Le temps tombera flasque
Personne pour le ramasser
Reconstituer nos morceaux
À son oubli arrachés
Ô laissez-moi partir