Meryem

Bensouda

Zeit-Partir

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23 mars 2019

La belle aux mots dormants Des siècles et des poussières Des lustres un peu moins pour vous plaire Ô Laissez-moi dormir à Canberra Izmir Calcutta
Tombouctou Valparaiso Adélaïde Fez ou Phnom Penh L’horloge murale parlante rappelle une langue que dilate l’artiste sur ses toiles... Inversée la biologie des cycles nycthéméraux La langue étendue sur un fil porteur du linge de nos linceuls C’est le temps innocenté de ses crimes Crimes qui persistent tapis Dans des coins de nos mémoires Le temps tombera flasque Personne pour le ramasser Reconstituer nos morceaux À son oubli arrachés Ô laissez-moi partir