Meryem

Bensouda

Ayla Mer

Ayla Mer

15 avril 2023

Ayla Mer est née le 4 Avril 2023, entre le dimanche des Rameaux et celui de Pâques. Le don de la vie est divin. Divin est le don. Divine est la vie. Retour du printemps, résurrection du christ, naissance de l’enfant, Ayla Mer, dans son innocence première vient tout relier. En marge des célébrations, liées aux religions, prêtons plutôt attention à leur charge symbolique, qui elle, est universelle. Pensons au legs que nous avons à transmettre et sourions à la vie ! À son éclosion, à son retour et à sa gloire ! Mon émotion est grande ! Ayla Mer est toute petite, elle est gentille, elle est douce. Elle se présente telle qu’elle est, c’est-à-dire pleine de grâce et d’humilité. Elle n'est pas venue au monde porteuse d’un message. Aucun. Elle me regarde, ou du moins, semble me regarder et me demande de l’accepter telle quelle, de l’accepter dans ce qu’elle apportera au monde. Dans ce qu’elle pourra apporter au monde, non pas dans ce qu’elle devra apporter au monde. Ne lui demandons rien ! Elle ressemble à un bouquet de fleurs, dont chaque pétale raconte son mystère, sa beauté sa volupté, son éphémère et son éternité. La naissance de ma petite fille illumine mes jours. Sur les photos je parais radieuse. Ma joie est ivresse, je lis partout complicité et connivence ! Les sentiments éprouvés et la difficulté à les décrire ! Une naissance c'est toujours la première fois, l’unique fois. C'est une manifestation de la vie simplement, dans la lumière, dans la splendeur et dans la gloire. Et ici le temps est radieux aussi. Des journées d’été ces trois derniers jours. Il semble qu’on ait sauté une saison. On n'y croit pas trop car le mois d’Avril a ses jours froids aussi. Mais ça fait du bien à tout le monde. Les fleurs sur les arbres, enorgueillis de leur retour et gonflés de leur promesse enchantent les gens qui passent, qui les admirent…Les gens se laissent faire complètement, spontanément, en toute simplicité. Ils s’en vont nonchalants, sans but, délestés des contraintes habituelles, délestés de l’enfermement du quotidien, savourant la liberté de leurs corps, se laissant aller au gré de leurs pas, posant ça et là le regard, jouissant totalement de la douceur et de la lumière toutes nouvelles. J’ai marché, j’ai humé, j’ai respiré à plein poumons, j’ai regardé les plantes et les visages détendus, j’ai entendu le bruissement des feuilles à leur naissance sur les branches, j’ai écouté la mélodie des enfants libres dans leurs mouvements…Les chants des oiseaux et le frisson de l’eau sur le lac. J’ai souri à la vie, j’ai salué sa force et sa beauté.